SQY Therapeutics, start-up spécialisée dans les biotechnologies, s'est dotée d'un nouveau laboratoire de R&D situé à Guyancourt, dans l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines. Cette nouvelle installation sera consacrée au développement de solutions thérapeutiques pour les maladies rares. Ses 850 m2 dotés d'équipements de pointe permettront d'accélérer ses travaux sur les oligonucléotides antisens (ASO), notamment sur le candidat médicament SQY51 actuellement en essai clinique pour la myopathie de Duchenne. L'entreprisee ambitionne de produire ces molécules vitales en "made in France". Née au sein de l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), elle a été fondée en 2015 par deux familles concernées par cette maladie génétique rare, qui entraîne l'atrophie des muscles et concerne particulièrement les garçons. Environ 2 500 personnes sont touchées en France et aucun traitement n'existe pour stopper la progression de la maladie.
Le nouveau laboratoire a nécessité un investissement de 4 millions d'euros. Il rassemble les activités scientifiques jusque-là hébergées à l'UVSQ. Il comprend notamment une ligne de production, des salles propres et une plateforme technologique dédiée à la synthèse d'oligonucléotides et intégrant une activité d’évaluation préclinique. « Ce laboratoire est le fruit d’années d’efforts et d’une vision partagée : apporter une solution thérapeutique aux patients atteints de la myopathie de Duchenne », affirme Luis Garcia, cofondateur de la start-up francilienne.