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Une inspection des autorités britanniques a récemment mis en évidence des failles de gouvernance et des manquements dans les pratiques de biosécurité au sein d’un institut nord-irlandais, acteur majeur de la recherche en agroalimentaire et en biosciences.

En Irlande du Nord, l’Agri-Food and Biosciences Institute (AFBI) fait l’objet d’une surveillance renforcée après une inspection du Health and Safety Executive britannique (HSE) sur ses activités impliquant des agents pathogènes animaux réglementés. Le 14 avril 2026, le ministre de l’agriculture nord-irlandais Andrew Muir a confirmé que des non-conformités avaient été identifiées, conduisant à la suspension de certains travaux et à l’exigence d’un plan d’action correctif.

Des contrôles insuffisants

L’inspection met en premier lieu en cause l’organisation administrative et la gouvernance, avec des faiblesses dans les systèmes de contrôle et d’assurance qualité. Sur le plan opérationnel, les inspecteurs relèvent des lacunes dans les procédures et les contrôles nécessaires à un confinement biologique efficace. Les constats portent également sur l’état des infrastructures et des installations, en particulier dans les zones soumises à des exigences de confinement élevées.

Cité par le ministre, le rapport souligne que les responsables du laboratoire n’ont pas fourni de preuves suffisantes pour attester que les installations étaient adaptées à leur usage et sûres. Plus largement, l’inspection met en évidence une incapacité organisationnelle à démontrer de manière systématique la conformité aux normes de biosécurité.

Arrêt de certaines activités de dépistage

Un écart concret est également mentionné : au moment du contrôle, les procédures de dépistage du virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) étaient jugées non sécuritaires, nécessitant la mise en place de mesures de protection environnementale supplémentaires. Dans l’intervalle, les prélèvements suspects ont été redirigés vers d’autres laboratoires. Les inspecteurs ont également recommandé l’arrêt de certaines activités, notamment le dépistage de la grippe aviaire.

Malgré ces manquements, Andrew Muir a indiqué qu’aucun élément ne permettait de conclure à une violation avérée des règles ni à un risque pour la santé publique ou animale. Il a toutefois exigé des mesures immédiates : actions correctives, renforcement des contrôles et définition d’un calendrier de mise en conformité. Une inspection de suivi est attendue dans un délai de deux mois.