La construction modulaire est décidément dans l’air du temps. À Rome, Thales Alenia Space vient d’inaugurer une usine flambant neuve de 100 millions d’euros, conçue pour offrir des moyens de production adaptables aux systèmes spatiaux du futur. Au cœur du projet : 5 000 m² de salles propres modulaires et reconfigurables, capables de s’ajuster aux besoins d’assemblage, d’intégration et de tests d’un large éventail d’engins spatiaux : satellites d’observation, de navigation ou de télécommunications, véhicules automatisés et réutilisables, ou encore démonstrateurs de services en orbite.
La Space Smart Factory se distingue également par une forte intégration numérique. Le site exploitera des jumeaux numériques, la réalité virtuelle et augmentée, ainsi que des simulateurs connectés à la supply chain. L’optimisation des capacités et des coûts reposera sur une automatisation avancée, avec un recours étendu aux robots et cobots pour sécuriser et accélérer les opérations en environnements contrôlés. Thales Alenia Space entend ainsi accompagner l’industrialisation de masse des petits satellites et constellations. Le site romain vise une capacité de production de plus de 100 satellites par an, dans la catégorie des moins de 300 kg – soit environ deux satellites par semaine.
Toutes les zones d’assemblage et d’intégration sont désormais opérationnelles. L’usine démarrera son activité avec l’intégration et les tests du satellite militaire Sicral 3, des satellites de la constellation Galileo de seconde génération et des nouveaux satellites du programme Copernicus, parmi lesquels ROSE-L et CIMR.