Le 19 février dernier, le nouveau laboratoire AiLoV-ET (Laboratoire d'optique avancée @ Tor Vergata pour le télescope Einstein) a été inauguré dans les locaux de la section INFN (Institut national de physique nucléaire) du département de physique de l'Université de Rome Tor Vergata, en Italie. Avec un financement de 3 M€, il dispose de salles blanches et grises, de bancs optiques, de lasers, de miroirs et d'une instrumentation technologique de pointe. Cette infrastructure est entièrement destinée à faire avancer les travaux de recherche et de développement pour le télescope Einstein, futur détecteur d'ondes gravitationnelles de nouvelle génération. Elle est le fruit d'une collaboration entre l'INFN et l'Université de Rome Tor Vergata, dans le cadre du projet ETIC, financé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche via le programme NRRP. Ce projet vise à promouvoir la candidature italienne de la Sardaigne pour accueillir le télescope Einstein grâce à la création d'un réseau national de laboratoires répartis sur l'ensemble du territoire, dont AiLoV-ET fait partie.
« AiLoV-ET est un centre de recherche d'importance internationale, axé sur le développement de solutions technologiques en optique adaptative et de nouveaux matériaux pour les miroirs des détecteurs, éléments clés pour les objectifs scientifiques du télescope Einstein, explique Viviana Fafone, directrice d'AiLoV-ET, professeure à l'Université de Rome Tor Vergata et chercheuse à l'INFN. Cette activité s'inscrit dans une tradition de recherche sur les ondes gravitationnelles menée à Rome Tor Vergata depuis plus de quarante ans, depuis les premiers détecteurs cryogéniques à barres jusqu'à l'interféromètre Virgo et les développements actuels pour le télescope Einstein. »
« Le télescope Einstein représente l'un des défis scientifiques les plus ambitieux des prochaines décennies et nécessite le développement de technologies hautement innovantes. Le nouveau laboratoire AiLoV-ET travaillera dans le domaine du contrôle thermique des miroirs, un domaine déjà crucial pour les interféromètres actuels tels que Virgo, mais qui deviendra encore plus stratégique pour les observatoires de nouvelle génération », explique Marco Pallavicini, membre du directoire de l'INFN en charge du projet.